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POINT DE PRESSE

AU SUJET DE LA SITUATION  NATIONALE  ACTUELLE

Messieurs les Journalistes,

Chers Camarades et Amis,

Depuis son dernier Congrès, la CSTB se devait de communiquer, au-delà de ses militants, avec l’opinion publique nationale voire internationale. Le premier point de presse de ce jour de la CSTB va dans la ligne et l’application des décisions de notre quatrième Congrès ordinaire tenu les 24 et 25 juin 2010. Ce congrès, dans ses résolutions, a décidé que la CSTB et ses militants doivent désormais œuvrer à la révolution dans notre pays pour que s’ouvre effectivement une période de luttes victorieuses pour les revendications matérielles et morales des travailleurs. Cela implique les prises de positions régulières sur la situation socio-politique nationale ainsi que des actions pour sa transformation qualitative.

Comment se caractérise la situation nationale à ce jour et quelles sont les responsabilités des travailleurs ?

La situation nationale est au chaos et au désastre. Un appel du Premier Secrétaire du Parti  Communiste, Philippe NOUDJENOUME, la caractérise à juste titre de déconfiture totale.

Désastre économique, désastre financier, désastre social, désastre politique et, enfin, désastre moral.

L’économie est en panne. La production de coton que le pouvoir de changement a promis relever à 600 000 tonnes traîne autour de 200 000 tonnes. Causes ? Les producteurs désabusés, grugés par des prédateurs postés à tous les détours de la filière en complicité avec les dignitaires de l’Etat qui réservent des prix non rémunérateurs à l’effort du paysan. Les entreprises publiques sont pillées et les audits réclamés par les travailleurs pour leur donner enfin confiance avec l’identification des pilleurs ne sont jamais publiés. Au contraire, le gouvernement de Boni YAYI reprend la politique de privatisation  connue sous le gouvernement de SOGLO avec le P A S.

Désastre au niveau de l’Ecole. Ici, on assiste à un véritable assassinat de l’esprit de la jeunesse et de l’avenir du pays. Boni YAYI, après avoir reconnu lors d’une visite dans une école à Sèmè-Podji qu’avec les Nouveaux Programmes d’Etudes (N P E), le pays va sombrer dans dix ans, reste pourtant sourd à l’interpellation continue de parents d’élèves, de la CSTB de supprimer les N P E.

Le plus grave, avec la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays, il est bien révélé de par le monde que le système issu de la  colonisation est toujours en place avec la langue du colon comme seule langue d’instruction. Or, l’UNESCO reconnaît, recommande et, dans notre pays, la CSTB, après le PCB et l’INIREF, se bat pour l’instruction de chacun et de tous dans les langues maternelles.

Au niveau social, la remise en cause des avantages acquis (primes) des fonctionnaires, les salaires de misère des ouvriers et employés dans les entreprises privées, les licenciements abusifs avec la complicité des autorités administratives et judiciaires, les licenciements dans les entreprises publiques (SBEE, SONEB, etc.) alors que les pilleurs de ces entreprises ne sont pas inquiétés. La misère, la faim tenaille le peuple.

Au niveau moral, c’est la descente aux enfers ! L’impunité des pilleurs, l’arrogance de ces prédateurs encensés à longueur des colonnes des journaux et des interviews des radios et télévisions, donc montrés en exemples au peuple, les calomnies et mensonges contre les probes et les intègres présentés comme des « imbéciles qui auraient choisi d’être pauvres », le titre d’honorable attribué à des députés que tout le monde sait qu’ils ont acquis leurs postes à coups de distribution d’argent, de magouille, de fraudes, de manipulations jusqu’à la CENA ou la Cour Constitutionnelle ; bref, la vie politique et sociale des gouvernants a validé l’idée de « gain facile » obtenu par la tricherie, le vol, l’affairisme, la trahison des intérêts nationaux et les hold-up sur les ressources publiques.

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