DE LA  SOUVERAINETE DES PEUPLES

Introduction

A l’échelle de l’histoire de l’humanité, le passage du colonialisme au néocolonialisme constitue un progrès. Sous la pression des luttes populaires, les colonisateurs ont dû renoncer à leur tutelle directe sur les peuples colonisés et concéder des « indépendances formelles ». Ainsi de nombreuses colonies ont accédé à la souveraineté internationale, même si, avant de partir physiquement les colons ont mis en place des mécanismes: (Pacte colonial FrançAfrique, Francophonie et autre Commonwealth pour  le rayonnement de la couronne britannique) qui leur permettent de poursuivre leurs politiques de pillage et de domination par l’intermédiaire d’agents locaux à leur service.

Cette évolution a conféré aux  ex-colonies des droits consacrés par les institutions internationales. L’origine de ces droits remonte à la révolution française de 1789 avec la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » qui sera précisée par la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » de l’ONU en 1948 et complétée par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples » de l’OUA, actuelle Union Africaine en juin 1981. Ces textes reconnaissent à tous les pays ayant accédé à la souveraineté internationale (grands ou petits, faibles ou puissants, développés ou arriérés), des droits dont la défense incombe aux citoyens de ces pays.

Les Droits de l’Homme

Il n’y a pas de souveraineté des peuples sans respect des droits de l’homme car ce sont des hommes libres qui font vivre et défendre la souveraineté des peuples. Ils sont consacrés dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 et concernent essentiellement les droits de la personne humaine, des individus.  Il s’agit des libertés de pensée, d’expression, d’opinion, d’association, de religion, de réunion ; des droits à la santé, à l’éducation, à la vie, au travail, le droit de participer à la direction des affaires publiques de son pays, bref de tout ce qui concoure à l’épanouissement de chaque être humain. La lutte pour la défense des droits humains est une lutte quotidienne et permanente car les gouvernants ont généralement tendance à les restreindre voire en supprimer.

Les Droits des Peuples

C’est surtout la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui, tout en reprenant les droits de la personne humaine, précise mieux les droits des peuples, notamment en ses articles 19 et 20 qui disposent :

« Article 19 Tous les peuples sont égaux ; ils jouissent de la même dignité et ont les mêmes droits. Rien ne peut justifier la domination d'un peuple par un autre.

Article 20 1. Tout peuple a droit à l'existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l'autodétermination. Il détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu'il a librement choisie. 2. Les peuples colonisés ou opprimés ont le droit de se libérer de leur état de domination en recourant à tous moyens reconnus par la Communauté internationale….. »

Voilà une base juridique  théorique offerte aux citoyens des pays colonisés, néo- colonisés ou opprimés pour se battre afin de faire reconnaitre et  respecter les droits à la dignité et à la souveraineté de leurs peuples. Sans ces luttes, ces droits théoriques reconnus ne connaitront jamais une existence réelle.  Les citoyens qui s’engagent et mènent ces combats seront reconnus comme des démocrates conséquents et des patriotes.

Les droits des peuples reposent essentiellement sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays et du droit inaliénable à l’autodétermination. Se battre pour le droit de choisir librement ses dirigeants, d’être électeur et éligible pour participer à la gouvernance de son pays, c’est défendre la souveraineté politique et civique de son Peuple ou des nationalités de son pays. Se battre pour une monnaie nationale ou pour orienter la politique économique de son pays de sorte à satisfaire prioritairement les besoins fondamentaux de ses concitoyens contre les prédateurs et intérêts étrangers, c’est défendre la souveraineté monétaire et  économique de son peuple. Lutter pour  l’instruction dans les langues maternelles et la préservation des valeurs positives de nos traditions contre l’imposition de langues et de cultures étrangères, c’est défendre la souveraineté linguistique et culturelle des peuples ou nationalités d’un pays.

 Limites et Obstacles à la souveraineté des peuples

La jouissance des libertés individuelles comme l’affirmation de la souveraineté ne sont jamais absolues. Autant, pour les contraintes de la vie en société, les individus sont amenés à s’imposer des limites pour préserver la cohésion sociale, autant les Etats, pour des raisons d’efficacité économique, de sécurité régionale, de coexistence pacifique, peuvent consentir des délégations de souveraineté (monnaie commune, marchés communs  régionaux par exemple).  

Par leur comportement, les puissances impérialistes apparaissent comme les principaux ennemis et un obstacle pour la souveraineté des peuples.  Derrière la proclamation des beaux principes d’éthique universellement admis, ces puissances pratiquent la loi du plus fort pour imposer la prévalence de leurs intérêts sur ceux des plus faibles. Elles bafouent allègrement  le principe de non-ingérence, le droit à l’autodétermination et violent régulièrement la souveraineté des peuples par des agressions, des interventions militaires, l’installation de bases militaires, les manœuvres de déstabilisation, l’organisation de coups d’état, l’imposition de dirigeants à leur service pour la défense de leurs intérêts égoïstes.

Les gouvernants français peuvent menacer de retirer leurs forces  d’occupation (Barkhane) du Mali et vouloir empêcher les autorités maliennes de recherches d’autres alliances pour la défense de leur pays, afin de se rendre indispensable et poursuivre ses chantages. Ils volent au secours de leur agent IBK renversé pour exiger sa libération immédiate et imposer l’organisation «d’élections inclusives » dans des délais très courts. Objectif, profiter des réseaux encore en place pour ramener ses agents au pouvoir et leur assurer une impunité pour les forfaits commis contre leur peuple. Ces manœuvres et menaces  des sanctions des impérialistes varient selon le niveau de contrôle qu’ils peuvent avoir sur les putschistes comme en témoignent les différences observées dans les cas du Mali, du Tchad et  de la Guinée. Les piteux spectacles donnés par les organisations régionales (CDEAO, UA et autres montrent qu’elles ne sont que des porteurs d’eau au service de puissances extérieures. Les mêmes autorités françaises savent recourir aux nobles principes qu’elles ne respectent pas pour d’autres, pour protester, et dénoncer les comportements de forces extérieures quand leurs intérêts et honneur sont en jeu. Ainsi rappellent-elles leurs ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie lorsque la perte d’un marché d’armement juteux de 56 milliards d’euros au profit des USA et de la grande Bretagne est ressentie comme une humiliation. Ainsi l’intervention de responsables politiques italiens aux côtés de leurs alliés français pour dénoncer la politique du gouvernement est considérée comme une ingérence intolérable dans les affaires intérieures françaises et a ouvert une crise diplomatique avec rappel de l’Ambassadeur de France en Italie.

De même les Américains savent se prévaloir du principe d’autodétermination et de non-ingérence pour attaquer l’Iraq au Koweït et se permettre de bafouer les mêmes principes en agressant l’Iraq, allant jusqu’à l’assassinat de son dirigeant Saddam Hussein. Ils ont  envahi l’Afghanistan sous des prétextes fallacieux avant d’en être chassé honteusement.  Ils imposent des embargos inhumains à Cuba et au Venezuela et ont organisé des complots pour assassiner les présidents de ces pays, Fidel Castro et Hugo Chavez.

Conclusion

Ce qui précède montre qu’il y a un grand fossé entre la proclamation de beaux principes de souveraineté des peuples portés par l’éthique moderne et leur application concrète. Mais leur existence théorique constitue déjà une avancée. Seules la lutte des peuples et la détermination des patriotes à porter ces combats, peuvent en faire une réalité pour l’émancipation et le bonheur des peuples du monde.

Paris le 23 septembre 2021

DE LA  SOUVERAINETE DES PEUPLES

Introduction

A l’échelle de l’histoire de l’humanité, le passage du colonialisme au néocolonialisme constitue un progrès. Sous la pression des luttes populaires, les colonisateurs ont dû renoncer à leur tutelle directe sur les peuples colonisés et concéder des « indépendances formelles ». Ainsi de nombreuses colonies ont accédé à la souveraineté internationale, même si, avant de partir physiquement les colons ont mis en place des mécanismes: (Pacte colonial FrançAfrique, Francophonie et autre Commonwealth pour  le rayonnement de la couronne britannique) qui leur permettent de poursuivre leurs politiques de pillage et de domination par l’intermédiaire d’agents locaux à leur service. Cette évolution a conféré aux  ex-colonies des droits consacrés par les institutions internationales. L’origine de ces droits remonte à la révolution française de 1789 avec la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » qui sera précisée par la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » de l’ONU en 1948 et complétée par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples » de l’OUA, actuelle Union Africaine en juin 1981. Ces textes reconnaissent à tous les pays ayant accédé à la souveraineté internationale (grands ou petits, faibles ou puissants, développés ou arriérés), des droits dont la défense incombe aux citoyens de ces pays.

Les Droits de l’Homme

Il n’y a pas de souveraineté des peuples sans respect des droits de l’homme car ce sont des hommes libres qui font vivre et défendre la souveraineté des peuples. Ils sont consacrés dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 et concernent essentiellement les droits de la personne humaine, des individus.  Il s’agit des libertés de pensée, d’expression, d’opinion, d’association, de religion, de réunion ; des droits à la santé, à l’éducation, à la vie, au travail, le droit de participer à la direction des affaires publiques de son pays, bref de tout ce qui concoure à l’épanouissement de chaque être humain. La lutte pour la défense des droits humains est une lutte quotidienne et permanente car les gouvernants ont généralement tendance à les restreindre voire en supprimer.

Les Droits des Peuples

C’est surtout la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui, tout en reprenant les droits de la personne humaine, précise mieux les droits des peuples, notamment en ses articles 19 et 20 qui disposent :

« Article 19 Tous les peuples sont égaux ; ils jouissent de la même dignité et ont les mêmes droits. Rien ne peut justifier la domination d'un peuple par un autre.

Article 20 1. Tout peuple a droit à l'existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l'autodétermination. Il détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu'il a librement choisie. 2. Les peuples colonisés ou opprimés ont le droit de se libérer de leur état de domination en recourant à tous moyens reconnus par la Communauté internationale….. »

Voilà une base juridique  théorique offerte aux citoyens des pays colonisés, néo- colonisés ou opprimés pour se battre afin de faire reconnaitre et  respecter les droits à la dignité et à la souveraineté de leurs peuples. Sans ces luttes, ces droits théoriques reconnus ne connaitront jamais une existence réelle.  Les citoyens qui s’engagent et mènent ces combats seront reconnus comme des démocrates conséquents et des patriotes.

Les droits des peuples reposent essentiellement sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays et du droit inaliénable à l’autodétermination. Se battre pour le droit de choisir librement ses dirigeants, d’être électeur et éligible pour participer à la gouvernance de son pays, c’est défendre la souveraineté politique et civique de son Peuple ou des nationalités de son pays. Se battre pour une monnaie nationale ou pour orienter la politique économique de son pays de sorte à satisfaire prioritairement les besoins fondamentaux de ses concitoyens contre les prédateurs et intérêts étrangers, c’est défendre la souveraineté monétaire et  économique de son peuple. Lutter pour  l’instruction dans les langues maternelles et la préservation des valeurs positives de nos traditions contre l’imposition de langues et de cultures étrangères, c’est défendre la souveraineté linguistique et culturelle des peuples ou nationalités d’un pays.

 Limites et Obstacles à la souveraineté des peuples

La jouissance des libertés individuelles comme l’affirmation de la souveraineté ne sont jamais absolues. Autant, pour les contraintes de la vie en société, les individus sont amenés à s’imposer des limites pour préserver la cohésion sociale, autant les Etats, pour des raisons d’efficacité économique, de sécurité régionale, de coexistence pacifique, peuvent consentir des délégations de souveraineté (monnaie commune, marchés communs  régionaux par exemple).  

Par leur comportement, les puissances impérialistes apparaissent comme les principaux ennemis et un obstacle pour la souveraineté des peuples.  Derrière la proclamation des beaux principes d’éthique universellement admis, ces puissances pratiquent la loi du plus fort pour imposer la prévalence de leurs intérêts sur ceux des plus faibles. Elles bafouent allègrement  le principe de non-ingérence, le droit à l’autodétermination et violent régulièrement la souveraineté des peuples par des agressions, des interventions militaires, l’installation de bases militaires, les manœuvres de déstabilisation, l’organisation de coups d’état, l’imposition de dirigeants à leur service pour la défense de leurs intérêts égoïstes.

Les gouvernants français peuvent menacer de retirer leurs forces  d’occupation (Barkhane) du Mali et vouloir empêcher les autorités maliennes de recherches d’autres alliances pour la défense de leur pays, afin de se rendre indispensable et poursuivre ses chantages. Ils volent au secours de leur agent IBK renversé pour exiger sa libération immédiate et imposer l’organisation «d’élections inclusives » dans des délais très courts. Objectif, profiter des réseaux encore en place pour ramener ses agents au pouvoir et leur assurer une impunité pour les forfaits commis contre leur peuple. Ces manœuvres et menaces  des sanctions des impérialistes varient selon le niveau de contrôle qu’ils peuvent avoir sur les putschistes comme en témoignent les différences observées dans les cas du Mali, du Tchad et  de la Guinée. Les piteux spectacles donnés par les organisations régionales (CDEAO, UA et autres montrent qu’elles ne sont que des porteurs d’eau au service de puissances extérieures. Les mêmes autorités françaises savent recourir aux nobles principes qu’elles ne respectent pas pour d’autres, pour protester, et dénoncer les comportements de forces extérieures quand leurs intérêts et honneur sont en jeu. Ainsi rappellent-elles leurs ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie lorsque la perte d’un marché d’armement juteux de 56 milliards d’euros au profit des USA et de la grande Bretagne est ressentie comme une humiliation. Ainsi l’intervention de responsables politiques italiens aux côtés de leurs alliés français pour dénoncer la politique du gouvernement est considérée comme une ingérence intolérable dans les affaires intérieures françaises et a ouvert une crise diplomatique avec rappel de l’Ambassadeur de France en Italie.

De même les Américains savent se prévaloir du principe d’autodétermination et de non-ingérence pour attaquer l’Iraq au Koweït et se permettre de bafouer les mêmes principes en agressant l’Iraq, allant jusqu’à l’assassinat de son dirigeant Saddam Hussein. Ils ont  envahi l’Afghanistan sous des prétextes fallacieux avant d’en être chassé honteusement.  Ils imposent des embargos inhumains à Cuba et au Venezuela et ont organisé des complots pour assassiner les présidents de ces pays, Fidel Castro et Hugo Chavez.

Conclusion

Ce qui précède montre qu’il y a un grand fossé entre la proclamation de beaux principes de souveraineté des peuples portés par l’éthique moderne et leur application concrète. Mais leur existence théorique constitue déjà une avancée. Seules la lutte des peuples et la détermination des patriotes à porter ces combats, peuvent en faire une réalité pour l’émancipation et le bonheur des peuples du monde.

Paris le 23 septembre 2021

DE LA  SOUVERAINETE DES PEUPLES

Introduction

A l’échelle de l’histoire de l’humanité, le passage du colonialisme au néocolonialisme constitue un progrès. Sous la pression des luttes populaires, les colonisateurs ont dû renoncer à leur tutelle directe sur les peuples colonisés et concéder des « indépendances formelles ». Ainsi de nombreuses colonies ont accédé à la souveraineté internationale, même si, avant de partir physiquement les colons ont mis en place des mécanismes: (Pacte colonial FrançAfrique, Francophonie et autre Commonwealth pour  le rayonnement de la couronne britannique) qui leur permettent de poursuivre leurs politiques de pillage et de domination par l’intermédiaire d’agents locaux à leur service. Cette évolution a conféré aux  ex-colonies des droits consacrés par les institutions internationales. L’origine de ces droits remonte à la révolution française de 1789 avec la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » qui sera précisée par la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » de l’ONU en 1948 et complétée par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples » de l’OUA, actuelle Union Africaine en juin 1981. Ces textes reconnaissent à tous les pays ayant accédé à la souveraineté internationale (grands ou petits, faibles ou puissants, développés ou arriérés), des droits dont la défense incombe aux citoyens de ces pays.

Les Droits de l’Homme

Il n’y a pas de souveraineté des peuples sans respect des droits de l’homme car ce sont des hommes libres qui font vivre et défendre la souveraineté des peuples. Ils sont consacrés dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 et concernent essentiellement les droits de la personne humaine, des individus.  Il s’agit des libertés de pensée, d’expression, d’opinion, d’association, de religion, de réunion ; des droits à la santé, à l’éducation, à la vie, au travail, le droit de participer à la direction des affaires publiques de son pays, bref de tout ce qui concoure à l’épanouissement de chaque être humain. La lutte pour la défense des droits humains est une lutte quotidienne et permanente car les gouvernants ont généralement tendance à les restreindre voire en supprimer.

Les Droits des Peuples

C’est surtout la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui, tout en reprenant les droits de la personne humaine, précise mieux les droits des peuples, notamment en ses articles 19 et 20 qui disposent :

« Article 19 Tous les peuples sont égaux ; ils jouissent de la même dignité et ont les mêmes droits. Rien ne peut justifier la domination d'un peuple par un autre.

Article 20 1. Tout peuple a droit à l'existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l'autodétermination. Il détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu'il a librement choisie. 2. Les peuples colonisés ou opprimés ont le droit de se libérer de leur état de domination en recourant à tous moyens reconnus par la Communauté internationale….. »

Voilà une base juridique  théorique offerte aux citoyens des pays colonisés, néo- colonisés ou opprimés pour se battre afin de faire reconnaitre et  respecter les droits à la dignité et à la souveraineté de leurs peuples. Sans ces luttes, ces droits théoriques reconnus ne connaitront jamais une existence réelle.  Les citoyens qui s’engagent et mènent ces combats seront reconnus comme des démocrates conséquents et des patriotes.

Les droits des peuples reposent essentiellement sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays et du droit inaliénable à l’autodétermination. Se battre pour le droit de choisir librement ses dirigeants, d’être électeur et éligible pour participer à la gouvernance de son pays, c’est défendre la souveraineté politique et civique de son Peuple ou des nationalités de son pays. Se battre pour une monnaie nationale ou pour orienter la politique économique de son pays de sorte à satisfaire prioritairement les besoins fondamentaux de ses concitoyens contre les prédateurs et intérêts étrangers, c’est défendre la souveraineté monétaire et  économique de son peuple. Lutter pour  l’instruction dans les langues maternelles et la préservation des valeurs positives de nos traditions contre l’imposition de langues et de cultures étrangères, c’est défendre la souveraineté linguistique et culturelle des peuples ou nationalités d’un pays.

 Limites et Obstacles à la souveraineté des peuples

La jouissance des libertés individuelles comme l’affirmation de la souveraineté ne sont jamais absolues. Autant, pour les contraintes de la vie en société, les individus sont amenés à s’imposer des limites pour préserver la cohésion sociale, autant les Etats, pour des raisons d’efficacité économique, de sécurité régionale, de coexistence pacifique, peuvent consentir des délégations de souveraineté (monnaie commune, marchés communs  régionaux par exemple).  

Par leur comportement, les puissances impérialistes apparaissent comme les principaux ennemis et un obstacle pour la souveraineté des peuples.  Derrière la proclamation des beaux principes d’éthique universellement admis, ces puissances pratiquent la loi du plus fort pour imposer la prévalence de leurs intérêts sur ceux des plus faibles. Elles bafouent allègrement  le principe de non-ingérence, le droit à l’autodétermination et violent régulièrement la souveraineté des peuples par des agressions, des interventions militaires, l’installation de bases militaires, les manœuvres de déstabilisation, l’organisation de coups d’état, l’imposition de dirigeants à leur service pour la défense de leurs intérêts égoïstes.

Les gouvernants français peuvent menacer de retirer leurs forces  d’occupation (Barkhane) du Mali et vouloir empêcher les autorités maliennes de recherches d’autres alliances pour la défense de leur pays, afin de se rendre indispensable et poursuivre ses chantages. Ils volent au secours de leur agent IBK renversé pour exiger sa libération immédiate et imposer l’organisation «d’élections inclusives » dans des délais très courts. Objectif, profiter des réseaux encore en place pour ramener ses agents au pouvoir et leur assurer une impunité pour les forfaits commis contre leur peuple. Ces manœuvres et menaces  des sanctions des impérialistes varient selon le niveau de contrôle qu’ils peuvent avoir sur les putschistes comme en témoignent les différences observées dans les cas du Mali, du Tchad et  de la Guinée. Les piteux spectacles donnés par les organisations régionales (CDEAO, UA et autres montrent qu’elles ne sont que des porteurs d’eau au service de puissances extérieures. Les mêmes autorités françaises savent recourir aux nobles principes qu’elles ne respectent pas pour d’autres, pour protester, et dénoncer les comportements de forces extérieures quand leurs intérêts et honneur sont en jeu. Ainsi rappellent-elles leurs ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie lorsque la perte d’un marché d’armement juteux de 56 milliards d’euros au profit des USA et de la grande Bretagne est ressentie comme une humiliation. Ainsi l’intervention de responsables politiques italiens aux côtés de leurs alliés français pour dénoncer la politique du gouvernement est considérée comme une ingérence intolérable dans les affaires intérieures françaises et a ouvert une crise diplomatique avec rappel de l’Ambassadeur de France en Italie.

De même les Américains savent se prévaloir du principe d’autodétermination et de non-ingérence pour attaquer l’Iraq au Koweït et se permettre de bafouer les mêmes principes en agressant l’Iraq, allant jusqu’à l’assassinat de son dirigeant Saddam Hussein. Ils ont  envahi l’Afghanistan sous des prétextes fallacieux avant d’en être chassé honteusement.  Ils imposent des embargos inhumains à Cuba et au Venezuela et ont organisé des complots pour assassiner les présidents de ces pays, Fidel Castro et Hugo Chavez.

Conclusion

Ce qui précède montre qu’il y a un grand fossé entre la proclamation de beaux principes de souveraineté des peuples portés par l’éthique moderne et leur application concrète. Mais leur existence théorique constitue déjà une avancée. Seules la lutte des peuples et la détermination des patriotes à porter ces combats, peuvent en faire une réalité pour l’émancipation et le bonheur des peuples du monde.

Paris le 23 septembre 2021

DE LA  SOUVERAINETE DES PEUPLES

Introduction

A l’échelle de l’histoire de l’humanité, le passage du colonialisme au néocolonialisme constitue un progrès. Sous la pression des luttes populaires, les colonisateurs ont dû renoncer à leur tutelle directe sur les peuples colonisés et concéder des « indépendances formelles ». Ainsi de nombreuses colonies ont accédé à la souveraineté internationale, même si, avant de partir physiquement les colons ont mis en place des mécanismes: (Pacte colonial FrançAfrique, Francophonie et autre Commonwealth pour  le rayonnement de la couronne britannique) qui leur permettent de poursuivre leurs politiques de pillage et de domination par l’intermédiaire d’agents locaux à leur service. Cette évolution a conféré aux  ex-colonies des droits consacrés par les institutions internationales. L’origine de ces droits remonte à la révolution française de 1789 avec la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » qui sera précisée par la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » de l’ONU en 1948 et complétée par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples » de l’OUA, actuelle Union Africaine en juin 1981. Ces textes reconnaissent à tous les pays ayant accédé à la souveraineté internationale (grands ou petits, faibles ou puissants, développés ou arriérés), des droits dont la défense incombe aux citoyens de ces pays.

Les Droits de l’Homme

Il n’y a pas de souveraineté des peuples sans respect des droits de l’homme car ce sont des hommes libres qui font vivre et défendre la souveraineté des peuples. Ils sont consacrés dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 et concernent essentiellement les droits de la personne humaine, des individus.  Il s’agit des libertés de pensée, d’expression, d’opinion, d’association, de religion, de réunion ; des droits à la santé, à l’éducation, à la vie, au travail, le droit de participer à la direction des affaires publiques de son pays, bref de tout ce qui concoure à l’épanouissement de chaque être humain. La lutte pour la défense des droits humains est une lutte quotidienne et permanente car les gouvernants ont généralement tendance à les restreindre voire en supprimer.

Les Droits des Peuples

C’est surtout la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui, tout en reprenant les droits de la personne humaine, précise mieux les droits des peuples, notamment en ses articles 19 et 20 qui disposent :

« Article 19 Tous les peuples sont égaux ; ils jouissent de la même dignité et ont les mêmes droits. Rien ne peut justifier la domination d'un peuple par un autre.

Article 20 1. Tout peuple a droit à l'existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l'autodétermination. Il détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu'il a librement choisie. 2. Les peuples colonisés ou opprimés ont le droit de se libérer de leur état de domination en recourant à tous moyens reconnus par la Communauté internationale….. »

Voilà une base juridique  théorique offerte aux citoyens des pays colonisés, néo- colonisés ou opprimés pour se battre afin de faire reconnaitre et  respecter les droits à la dignité et à la souveraineté de leurs peuples. Sans ces luttes, ces droits théoriques reconnus ne connaitront jamais une existence réelle.  Les citoyens qui s’engagent et mènent ces combats seront reconnus comme des démocrates conséquents et des patriotes.

Les droits des peuples reposent essentiellement sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays et du droit inaliénable à l’autodétermination. Se battre pour le droit de choisir librement ses dirigeants, d’être électeur et éligible pour participer à la gouvernance de son pays, c’est défendre la souveraineté politique et civique de son Peuple ou des nationalités de son pays. Se battre pour une monnaie nationale ou pour orienter la politique économique de son pays de sorte à satisfaire prioritairement les besoins fondamentaux de ses concitoyens contre les prédateurs et intérêts étrangers, c’est défendre la souveraineté monétaire et  économique de son peuple. Lutter pour  l’instruction dans les langues maternelles et la préservation des valeurs positives de nos traditions contre l’imposition de langues et de cultures étrangères, c’est défendre la souveraineté linguistique et culturelle des peuples ou nationalités d’un pays.

 Limites et Obstacles à la souveraineté des peuples

La jouissance des libertés individuelles comme l’affirmation de la souveraineté ne sont jamais absolues. Autant, pour les contraintes de la vie en société, les individus sont amenés à s’imposer des limites pour préserver la cohésion sociale, autant les Etats, pour des raisons d’efficacité économique, de sécurité régionale, de coexistence pacifique, peuvent consentir des délégations de souveraineté (monnaie commune, marchés communs  régionaux par exemple).  

Par leur comportement, les puissances impérialistes apparaissent comme les principaux ennemis et un obstacle pour la souveraineté des peuples.  Derrière la proclamation des beaux principes d’éthique universellement admis, ces puissances pratiquent la loi du plus fort pour imposer la prévalence de leurs intérêts sur ceux des plus faibles. Elles bafouent allègrement  le principe de non-ingérence, le droit à l’autodétermination et violent régulièrement la souveraineté des peuples par des agressions, des interventions militaires, l’installation de bases militaires, les manœuvres de déstabilisation, l’organisation de coups d’état, l’imposition de dirigeants à leur service pour la défense de leurs intérêts égoïstes.

Les gouvernants français peuvent menacer de retirer leurs forces  d’occupation (Barkhane) du Mali et vouloir empêcher les autorités maliennes de recherches d’autres alliances pour la défense de leur pays, afin de se rendre indispensable et poursuivre ses chantages. Ils volent au secours de leur agent IBK renversé pour exiger sa libération immédiate et imposer l’organisation «d’élections inclusives » dans des délais très courts. Objectif, profiter des réseaux encore en place pour ramener ses agents au pouvoir et leur assurer une impunité pour les forfaits commis contre leur peuple. Ces manœuvres et menaces  des sanctions des impérialistes varient selon le niveau de contrôle qu’ils peuvent avoir sur les putschistes comme en témoignent les différences observées dans les cas du Mali, du Tchad et  de la Guinée. Les piteux spectacles donnés par les organisations régionales (CDEAO, UA et autres montrent qu’elles ne sont que des porteurs d’eau au service de puissances extérieures. Les mêmes autorités françaises savent recourir aux nobles principes qu’elles ne respectent pas pour d’autres, pour protester, et dénoncer les comportements de forces extérieures quand leurs intérêts et honneur sont en jeu. Ainsi rappellent-elles leurs ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie lorsque la perte d’un marché d’armement juteux de 56 milliards d’euros au profit des USA et de la grande Bretagne est ressentie comme une humiliation. Ainsi l’intervention de responsables politiques italiens aux côtés de leurs alliés français pour dénoncer la politique du gouvernement est considérée comme une ingérence intolérable dans les affaires intérieures françaises et a ouvert une crise diplomatique avec rappel de l’Ambassadeur de France en Italie.

De même les Américains savent se prévaloir du principe d’autodétermination et de non-ingérence pour attaquer l’Iraq au Koweït et se permettre de bafouer les mêmes principes en agressant l’Iraq, allant jusqu’à l’assassinat de son dirigeant Saddam Hussein. Ils ont  envahi l’Afghanistan sous des prétextes fallacieux avant d’en être chassé honteusement.  Ils imposent des embargos inhumains à Cuba et au Venezuela et ont organisé des complots pour assassiner les présidents de ces pays, Fidel Castro et Hugo Chavez.

Conclusion

Ce qui précède montre qu’il y a un grand fossé entre la proclamation de beaux principes de souveraineté des peuples portés par l’éthique moderne et leur application concrète. Mais leur existence théorique constitue déjà une avancée. Seules la lutte des peuples et la détermination des patriotes à porter ces combats, peuvent en faire une réalité pour l’émancipation et le bonheur des peuples du monde.

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